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Le retour estival des grottologues marque le bilan d’une riche saison d’explorations souterraines. Cette année, comme toutes les années, la moisson a été fructueuse. Elle marque durablement la vitalité de notre activité. Le karst est sillonné intensivement à la recherche du moindre indice qui ouvrira les portes de la découverte et donc d’un plaisir… rarement sevré, toujours renouvelé, jamais égalé. Cependant, aujourd’hui encore j’entends la même litanie sur l’age des pratiquants, toujours plus élevé. Sur le renouvellement des effectifs et/ou son augmentation qui ne vient pas, ou alors avec trop de parcimonie. Dans les faits, la durée moyenne de l’activité est de 3 à 5 ans, quel que soit la tranche d’âge considérée. Néanmoins, si l’on regarde honnêtement notre activité, elle n’a rien de transcendant pour un jeune : aller se foutre dans la boue, jusqu’au cou, dans le froid et l’humidité à l’abri de tout regard ou spectateur. Alors la réflexion m’amène à dire que certainement la grottologie n’est pas un sport pour les moins de 25 ans ; à part la sortie ou les quelques sorties de découverte ou d’initiation. Sur l’ensemble, rares sont ceux qui poursuivent… Dernièrement, j’étais invité pour une séance photos dans un joli karst du sud de la France. Nous étions six. La moyenne d’âge avoisinait les 65 ans et encore parce que j’étais présent, faisant chuter l’age moyen de l’équipe, dans sa prime jeunesse ! Dans le groupe, Jean, 67 ans. Il a découvert le monde souterrain pour la première fois à 62 ans. Depuis, plusieurs fois par semaine, il prospecte, découvre et réalise des explorations dans le massif situé non loin de sa demeure. Certes la vitesse de progression pour franchir les obstacles s’apparente à la norme en vigueur dans les années cinquante. Toutefois la passion est là, bien présente, ancrée, indéboulonnable. C’est à mon avis vers ces personnes passionnées, qu’elles soient dans la fleur de l’âge ou plus riches d’expériences, qu’il faut œuvrer et faciliter la pratique de la spéléologie. Car l’important est là, comme le dit un de mes compagnons de jeux : « mon ciel bleu à moi c’est d’être sous terre… Tags associés : grottologie
Dimanche 17 Octobre 2010Poster un commentaire
Spéléologie
La spéléologie est l'activité qui consiste à repérer, explorer, étudier, cartographier et visiter les cavités souterraines, puis à partager ses connaissances. Celui qui pratique ainsi est appelé un spéléologue. La spéléologie est donc une activité à multiples facettes : scientifique, sportive, technique, contemplative. Elle se pratique principalement dans les régions karstiques. Cependant les spéléologues s'intéressent aussi aux cavités tectoniques, volcaniques (tubes de lave), glaciaires et anthropiques (carrières souterraines, habitats troglodytes, souterrains...). Contrairement à l'acception anglo-saxonne du mot « speleology » qui désigne des activités principalement scientifiques, la spéléologie au sens francophone recouvre aussi bien les activités sportives, de loisir, voire de tourisme que les activités scientifiques et d'exploration.
Cependant certains puristes préfèrent employer le terme de « spéléiste », voire celui de « touriste », pour désigner les seuls adeptes du sport (« caving » ou « spelunking » en anglais), ou du loisir. Plus récemment, les visites à tendance sportive, de cavités pas ou peu aménagées, organisées à but lucratif, sont désignées par les mots anglais trekking ou safari, par analogie avec la randonnée ou la chasse. La spéléologie se pratique également en milieu aquatique. Lorsqu'il est totalement immergé, le spéléologue est alors appelé 'spéléoplongeur' ou 'spéléonaute'. Il n'est pas indispensable de pénétrer sous terre pour apporter une contribution utile à la spéléologie, dans ses aspects scientifiques, sportifs, techniques ou associatifs.
Ainsi, la descente de canyon relève de techniques et d'activités proches de la spéléologie. La Fédération française de spéléologie compte d'ailleurs de plus en plus d'adeptes de la descente de canyon. Par contre, les adeptes de la grimpe d'arbres et les randonneurs en milieu karstique ne sont pas considérés comme spéléologues. Pour des renseignements concernant la spéléologie en tant que sport, consulter techniques spéléologiques. Naissance de la spéléologie De tous temps, l'homme a fréquenté les cavernes pour trouver abri et protection puis pour se rapprocher de ses dieux et croyances. La spéléologie moderne est issue des mythes comme de la curiosité mêlée de science du siècle des Lumières. Puis les romantiques en font une mode; plus tard encore, les aventuriers du XIXe siècle s'avisent du « conservatoire » privilégié que constitue la caverne. Enfin, naissent sociétés savantes et associations dont Édouard-Alfred Martel, Robert de Joly et Norbert Casteret sont, chacun à leur époque, les fondateurs les plus connus en France (Voir la partie 'historique' de la Fédération française de spéléologie). Le premier Institut de spéléologie au monde est créé en 1920 à Cluj (Roumanie) par le biologiste Emile Gustave Racovitza. Voir Spéléologie en Belgique - Grandes expéditions/explorations Voir Spéléologie en France - Grandes expéditions/explorations Voir Spéléologie en Suisse - Grandes expéditions/explorations Le record mondial de profondeur atteinte dans une cavité naturelle est resté longtemps en France, avec des cavités célèbres comme la Henne Morte, le gouffre Berger, la Pierre-Saint-Martin, le gouffre Jean-Bernard, le gouffre Mirolda... Depuis octobre 2004 cependant, la plus grande profondeur atteinte par des spéléologues en cavités naturelles se situe dans le gouffre Krubera-Voronja, localisé en Abkhazie, province occidentale sécessionniste de la Géorgie.
Dans cette cavité remarquable du Caucase occidental, la profondeur mythique de -2000 mètres a été atteinte et même dépassée par des équipes de spéléologues internationaux, notamment des russes et des ukrainiens. Les explorations sont en cours, malgré les difficultés physiques et politiques rencontrées. La profondeur atteinte était de -2170 m en janvier 2007. En septembre 2008, un nouveau record a été établi dans cette faille d'Abkhazie, à 2 191 mètres. Parmi les 50 spéléologues de l'expédition, pour la plupart ukrainiens, les trois hommes qui ont atteint le dernier palier sont l'Ukrainien et chef de l'opération Yuri Kasyan, Gennadij Samokhin de Simferopol et Yuri Evdokimov de Moscou. Aujourd'hui la spéléologie se pratique également comme un loisir de nature, démocratisé, où certaines cavités deviennent des « classiques », topographiées par les spéléologues mais visitées aussi bien par les spéléologues que par des centres de vacances, des familles ou des professionnels de l'industrie du loisir avec leurs clients. À côté de cette pratique touristique et de loisir, le spéléologue est porteur d'une éthique, formulée notamment par la Fédération française de spéléologie (FFS) et par l'Union internationale de spéléologie (UIS). Il contribue ainsi à la connaissance et à la protection du patrimoine souterrain. Il devient alors un véritable acteur concret du développement durable. En plus des valeurs éthiques qu'elle véhicule, la spéléologie tend à s'imposer de manière croissante dans le monde scientifique. Outre le complément indispensable qu'elle apporte à la géologie, la karstologie, l'hydrologie, l'archéologie, la paléontologie, la mécanique des roches... la spéléologie s'intéresse au monde souterrain dans des domaines scientifiques parfois originaux : on peut citer pour exemple les études d'acclimatation humaines "hors du temps" nécessaires à l'approche des vols spatiaux de longue durée; ou encore la paléodatation à l'aide des stalactites, plus précise et plus complète que la datation des carottes de glace. La spéléologie implique aussi une pratique de la topographie, de la biologie, de la météorologie... sous des formes adaptées au milieu souterrain. Les contributions de la spéléologie aux disciplines scientifique précitées peuvent se résumer ainsi : L'hydrogéologie est l'étude des eaux superficielles et souterraines, considérées soit dans leur action modelatrice soit dans leurs rapports avec les structures géologiques. En milieu karstique, la circulation des eaux est très différente de celle observée dans les autres milieux; elle mérite une étude particulière. Le spéléologue qui observe directement des phénomènes généralement peu accessibles est le collaborateur indispensable de l'hydrogéologue. Même le 'spéléologue du dimanche', parfois qualifié de 'touriste', peut apporter une contribution importante par les observations inédites de circulation des eaux qu'il pourra rapporter. Il suffit pour cela de connaître quelques concepts de base, de s'intéresser au milieu et de s'armer de patience. On n'insistera jamais assez sur la valeur d'une donnée géologique ou hydrogéologique, même approximative (pourvu qu'elle soit correctement relevée), recueillie lors d'une sortie spéléologique : il faut se souvenir que la même donnée, tirée d'un sondage mécanique à plusieurs centaines de mètres de profondeur, coûterait beaucoup plus cher. Le spéléologue 'sportif' ou 'touriste' n'a pas besoin de se transformer en 'scientifique' de haut niveau. Il a simplement le devoir de transmettre ses observations aux scientifiques qui n'ont pas la possibilité d'entrer et de descendre sous terre. Les eaux qui intéressent l'hydrogéologie en milieu calcaire peuvent avoir trois types de provenance distinctes, dont les conséquences sur le développement du karst sont bien différentes. Elles peuvent provenir : - de cours d'eau extérieurs à la zone karstique, - de précipitations météoriques - de condensation. Le parcours des eaux souterraines est généralement tortueux et conditionné essentiellement par la fracturation du massif calcaire, par sa lithologie et par l'inclinaison des couches de terrain. Compte tenu de leurs origines, les cours d'eau souterrains peuvent subir des crues soudaines et importantes, parfois différées par rapport aux précipitations initiatrices, tombées sur des versants parfois différents et éloignés de l'entrée des cavités. De façon générale, la ligne de partage des eaux superficielles coïncide rarement avec celle des eaux souterraines. Il est donc important de préciser les limites souterraines de circulation des eaux. Les sources karstiques sont caractérisées par une grande variabilité des débits, avec des crues impétueuses qui alternent avec des périodes d'étiage marqué voire de tarissement. L'étude de l'hydrogramme de crue met en évidence la saturation progressive des fissures de la roche : c'est la phase de concentration. Dans un second temps, l'eau envahit les conduits : c'est la phase de paroxysme qui dure jusqu'à cessation de l'alimentation principale. Vient ensuite une lente décrue qui correspond à la vidange des conduits majeurs puis des fissures.
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Samedi 13 Février 2010Poster un commentaire
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