Publié le 29/04/2012 à 18:35, mis à jour le 29/04/2012 à 19:44
Large vainqueur de Brest (4-0) lors de la 34e journée, Auxerre reprend espoir dans la course au maintien. L'AJA, profitant des défaites d'Ajaccio et Dijon, n'est plus qu'à trois points du 17e. Rennes et Saint-Etienne se sont imposés à domicile. Les Bretons reprennent provisoirement la 4e place.
En quarante-cinq minutes, Auxerre a ravivé la minuscule flamme d'espoir synonyme de maintien en Ligue 1. Un large succès sur Brest (4-0) qui lui permet de revenir à seulement trois points de la 17e place alors que les Bourguignons pointaient encore à six unités au coup d'envoi. Cette victoire, acquise notamment grâce à des buts des vieux briscards Cissé et Kapo, est d'autant plus importante qu'elle l'est face à un adversaire direct. Et que l'AJA possède désormais une différence de buts (-7) largement favorable par rapport aux autres candidats. Le prochain match à Dijon vaudra encore de l'or pour l'AJA et il n'est pas impossible que la venue de Montpellier lors de la dernière journée vaille autant pour le titre des Héraultais que pour la tête des Auxerrois.
Si Auxerre peut encore y croire après cette 34e journée, c'est aussi parce que la plupart des autres formations de bas de tableau se sont inclinées. En premier lieu Brest évidemment, qui n'a pas eu le déclic espéré pour la première de Corentins Martins. Sochaux, après la claque subie au Parc des Princes (6-1), a cédé à domicile devant Bordeaux en terminant à neuf (0-3). Mais aussi Nice, reparti bredouille de Valenciennes (2-0), Dijon battu sur la plus petite des marges à Saint-Etienne (1-0) et enfin Ajaccio dominé sur la pelouse de Rennes (3-1). Seul Caen, en s'accrochant à Nancy (1-1), n'a pas perdu. Ce concours de circonstances incroyable offre une fin de saison haletante pour le maintien. Quatre points séparent Caen (15e) d'Auxerre, lanterne rouge.
Autre enseignement de cette journée, la lutte pour la 4e place s'annonce très disputée. Et Lyon a eu une bonne idée en s'assurant un ticket pour la Ligue Europa avec la Coupe de France face à Quevilly samedi (1-0). Les Rhodaniens, qui joueront leur 34e journée à Evian le 10 mai, sont désormais hors des places européennes (5e). C'est Rennes (57 pts) qui pour l'instant occupe la 4e place après son succès sur Ajaccio, le quatrième de rang. Les Rhodaniens suivent à un point à égalité avec Saint-Etienne dont le court succès sur Dijon grâce au 14e but Aubameyang s'avère précieux. Même Toulouse, battu par Montpellier vendredi, reste dans le coup (53 points). Surtout si l'OL termine 4e et rend européenne la 5e place...
Alors que les amoureux de ballon rond espèrent une finale de Ligue des Champions Real Madrid-FC Barcelone, le Bayern Munich et Chelsea ne l'entendent pas de cette oreille et espèrent bien jouer un mauvais tour aux Merengues et aux Blaugrana. En ont-ils les moyens ?
Le hasard fait parfois bien les choses. Actuellement, dans l’Europe du football, difficile d’imaginer meilleure affiche que Real Madrid-FC Barcelone. Le Clasico est le sommet du ballon rond, opposant les plus grandes étoiles dont les deux grandes stars que sont Cristiano Ronaldo et Lionel Messi. Chaque confrontation entre les deux équipes donne lieu à du spectacle, et fait chavirer de bonheur les passionnés de football partout dans le monde. Et cette saison, Merengues et Blaugrana pourraient bien se retrouver en finale de la Ligue des Champions, le tirage au sort ayant épargné une affiche entre les deux clubs lors des tours précédents. Mais pour se retrouver le 19 mai à l’Allianz Arena, Madrilènes et Barcelonais devront se défaire respectivement du Bayern Munich et de Chelsea en demi-finale.
Alors, les Bavarois et les Londoniens peuvent-ils créer la sensation en venant à bout des deux favoris de la compétition ? Penchons-nous tout d’abord sur le cas des Munichois. Au sortir d’un huitième de finale retour mené de main de maître contre Bâle (7-0) et d’une qualification acquise sans forcer face à l’OM en quarts de finale, Franck Ribéry et ses coéquipiers semblaient avoir toutes les cartes en main pour jouer un mauvais tour à la Casa Blanca. Un gardien de classe internationale, une défense solide, un milieu de terrain créatif et une attaque de feu, nombreux étaient les arguments à faire valoir pour le Bayern. Mais l’équilibre d’une équipe est souvent précaire, et Jupp Heynckes a la mine des mauvais jours ces derniers jours.
Battue par le Borussia Dortmund (1-0) puis tenue en échec ce week-end par Mayence (0-0), la bande à Philipp Lahm a selon toute vraisemblance perdu toute chance de remporter le titre en Bundesliga. Relégués à huit longueurs des Marsupiaux, difficile d’imaginer les Bavarois remonter un tel retard alors qu’il ne reste que trois matches à disputer. Le Bayern n’a donc plus que la Ligue des Champions pour espérer remporter un titre majeur. Mais avec une force de frappe aux abonnés absents depuis deux matches, ont-ils réellement les moyens de faire flancher le Real Madrid ? Sans un trio Mario Gomez-Franck Ribéry-Arjen Robben en grande forme, cela parait plus que compromis.
De l’autre côté de la Manche, Chelsea se prépare à affronter le FC Barcelone. Sixièmes au classement de la Premier League à égalité avec Newcastle et à deux points de Tottenham, les Blues sont capables du meilleur comme du pire. Parfois inspirés, les pensionnaires de Stamford-Bridge passent aussi totalement à côté de leur sujet. Pourtant, en Ligue des Champions, les coéquipiers de Didier Drogba tournent bien à domicile avec 5 victoires en autant de matches. Suffisant pour éliminer le Barça ? Pas certain, mais les Londoniens pourront puiser dans leurs souvenirs de la demi-finale 2009 contre ces mêmes Blaugrana pour nourrir un sentiment de revanche. Alors, Bavarois et Blues sauront-ils s’arracher et se sublimer pour priver la Ligue des Champions d’une finale de rêve entre le Real Madrid et le FC Barcelone ? Réponse mercredi sur les coups de 23h pour avoir déjà une première idée au terme des demi-finales allers.
Carlo Ancelotti a séduit tout son monde depuis son arrivée en Ligue 1. Le technicien transalpin a découvert quelques éléments qu'il ne connaissait pas, à l'image d'un Guillaume Hoarau qui l'étonne. Et pour le coach, cela ne fait pas l'ombre d'un doute, le club de la capitale doit s'appuyer sur une base tricolore.
Carlo Ancelotti se plait en France, et cela se voit. Depuis son arrivée aux commandes du Paris Saint-Germain, le coach transalpin se régale. Il le fait savoir au micro du Canal Football Club :« L’équipe a bien réussi. Avec la première défaite contre l’OL, il y a eu des critiques, mais c’est normal. Avec tous les changements cet été, ça aurait pu être plus compliqué. Les joueurs sont restés pros et ont accepté la nouvelle donne. La Ligue 1 est un championnat compétitif, les défenses sont bien organisées. En France, marquer 7 buts c’est impossible (rires). Je sens l’admiration, le respect des autres entraîneurs et des joueurs. Mais je dois faire du bon travail pour mériter ce respect. Paris, c’est fantastique. C’est une ville fantastique. Regarder la tour Eiffel tous les matins, ça te donne une bonne journée ».
Mais plus que la ville qui lui plait, ce sont ses joueurs qui lui donnent entière satisfaction. De Ménez à Pastore en passant par le surprenant Hoarau, ses cadres lui donnent entière satisfaction :« Menez est un joueur doté d’une vitesse extraordinaire. Il doit être plus régulier. Pastore découvre le pays, la langue, ce n’est pas facile au début. Il a traversé une période creuse, mais il est mieux. Dans le futur, ce sera un joueur important. Hoarau, c’est une surprise, je ne le connaissais pas. Il n’est pas rapide, mais a une personnalité, du caractère, il est important dans le groupe, et il est bon techniquement ».
De sacrés compliments, pour un attaquant qui semblait voué au départ. Mais il faut bien le dire, Carlo Ancelotti apprécie son groupe, et notamment ses joueurs français. Pour lui, pas de doute possible : malgré des moyens financiers sans commune mesure dans l’Hexagone, c’est bien sur un noyau tricolore que le club de la capitale doit se baser : « Je pense que la colonne vertébrale doit être française : Sakho, Jallet, Bodmer, Hoarau. En Italie avec Maldini et Gattuso, c’était pareil. Et en Angleterre aussi avec Cole, Terry, Lampard. C’est important le sentiment d’appartenance ». Reste à savoir si son discours fera le poids face aux envies démesurées d’un QSI décidé à ramener des stars.