Haut de page
17 Mai 2012, St Pascal

le sport et l'extrême

Dernières mise à jour

Abnégation, solidarité, amour du maillot, le tout dans une simplicité bonhomme... Voici les valeurs qui seront saluées, ce week-end, à l’occasion de la finale de la Coupe de France. L’US Quevilly, 13ème du championnat National (troisième division), rencontre Lyon, quatrième de Ligue 1. Les Normands concentrent les caméras et la sympathie générale. Foin des clubs mondialisés, des mercenaires surpayés (le FN, pourtant peu au fait des affaires sportives - a dégainé un communiquésur ce mode), vive la sueur durement versée des équipes amateurs ! Dans les faits, cependant, l’écart entre Quevilly et son adversaire du week-end est moins béant qu’il n’y paraît. S'il faudra bien parler d'exploit en cas de victoire des Normands, le sympathique fantasme du «Petit Poucet» doit lui être relativisé.

Le budget : incomparable à celui des clubs pros, mais néanmoins fourni

Le chiffre est évidemment impressionnant : le budget de l’US Quevilly est 79 fois moins élevé que celui de l’Olympique lyonnais (1,9 million d’euros contre 150 millions). Certes, l’argent ne fait pas tout : en demi-finale, les Normands ont sorti l’Olympique de Marseille, presque aussi riche que l’OL.

Et, malgré cet écart, les joueurs du président Michel Mallet ne sont pourtant pas des smicards du foot. 14 d’entre eux jouissent d’un contrat fédéral, réservé aux footballeurs amateurs et offrant des rémunérations nettes allant de 1500 à 2500 euros mensuels. Bien loin, donc, de l’image d’Epinal du pur amateur, quincaillier le jour, footballeur le soir.

Au total, cette saison, la masse salariale de l’USQ - qui compte neuf employés en CDI - s'élève à 907 000 euros. Aux rémunérations fixes des joueurs, il faut ajouter les primes de match, en championnat comme en Coupe de France. Chaque Quevillais a ainsi touché 8 000 euros pour l'élimination de l’OM.

Entraîneur de l’UJSA Carquefou, qui avait réalisé un beau parcours lors de la Coupe de France 2008, Denis Renaud relativise l’opposition entre les sphères pro et amateur. «Je n’ai jamais considéré les clubs pros comme les grands méchants loups, explique -t-il. On peut comprendre l’opinion publique quand elle oppose ces soit-disant deux football, mais il n’y pas un monde d'écart entre nous.»

L’encadrement : de plus en plus professionnel

Comme les budgets, les staffs se sont étoffés et professionnalisés. Du côté de l’USQ, Eric Fouda, entraîneur lors d’une précédente épopée normande en Coupe de France, en 2007, était un ancien formateur du SM Caen (Ligue 1). Le coach actuel, Regis Brouard, n’a rien non plus d’un amateur formé sur le tas : ancien footballeur professionnel, il a évolué dans les trois premières divisions entre 1985 et 2003 et connaît les joutes contre les équipes professionnelles. Cette saison, il est assisté d’un adjoint et d’un coach des gardiens.

«Tout est poussé : on fait des tests physiques et médicaux toutes les semaines, confie Denis Renaud. Notre fonctionnement se rapproche de celui des clubs pro et je me sens, à titre personnel, aussi prêt qu’un mec de L1 ou L2.» Et pour cause : l’entraîneur carquefolien a obtenu il y a un an son diplôme d’entraîneur professionnel de football (DEPF), le sésame indispensable pour exercer en première ou deuxième division. Dans sa promotion, Renaud a côtoyé Philippe Montanier (ancien coach de Valenciennes, désormais à la Real Sociedad, en Liga espagnole), Hubert Fournier (coach de Reims, actuel 2e de Ligue 2) ou encore Jocelyn Gourvenec (Guingamp, L2).

A Carquefou, Denis Renaud est assisté d’un adjoint, d’un préparateur physique, d’un entraîneur des gardiens, et même, depuis cette saison, d’un analyste vidéo. Une organisation qui n’a pas grand chose à envier à celle des clubs professionnels. C’est que nombre d’anciens joueurs se reconvertissent en entraîneurs, au point que la profession est aujourd’hui saturée, comme en témoignent les offres d’emploi publiées par leur syndicat. Sacrées réserves pour les championnats de niveau inférieur, que ces anciens pros qui apportent connaissances tactiques et maîtrise du haut niveau.

Les joueurs : formés chez les pros

Les onze Quevillais qui fouleront la pelouse du Stade de France samedi soir n’ont rien de perdreaux de l’année. Comme la plupart des équipes de 3ème et 4ème divisions, ils bénéficient d’un entraînement sérieux et régulier. «Dans les effectifs de CFA-National, 90% des joueurs ne font que du foot, explique Denis Renaud. Cette saison, dans mon effectif, seuls cinq joueurs ont un autre emploi que footballeur. On s’entraîne cinq fois par semaine.»

Comme beaucoup de joueurs «amateurs», plusieurs Quevillais ont frôlé de près le haut niveau. Certains ont évolué dans des clubs plus huppés, comme le gardien Yassine El Kharroubi, passé par Guingamp, le défenseur Alexandre Vardin à Caen, le milieu Florian Fédèle à Nîmes, ou l’attaquant Johan-Christophe Ayina au PSG... Même lorsqu’ils n’ont fréquenté que les équipes réserves, ces joueurs ont alors bénéficié d’un entraînement et d’un encadrement de niveau professionnel. D’autres ont été formés dans les centres de formation des clubs pros, sans être retenus dans les catégories seniors. «Au lieu de gagner 10 000 euros par mois, les amateurs gagnent 1500-2000 euros. Mais ils font le même métier», juge Denis Renaud.

Enfin, même dans les divisions inférieures, une vraie mobilité existe entre les clubs. Comme les «grands», les footballeurs amateurs font l’objet de transferts. L’attaquant quevillais Julien Valéro a ainsi porté les tuniques de Caen (en Ligue 1 et Ligue 2), de Nîmes, de Sète et de Beauvais (National), avant d’atterrir en Normandie. De quoi relativiser l’opposition entre des professionnels «mercenarisés» et des amateurs «enracinés».

je tiens a rajouter maintenant que je connais le score pour un petit club comme  quevilly 1 - 0 pour lyon moi je trouve que c'est super il n'on pas a avoir honte bien au contraire lyon n'a pas fait un  exploit

il aurais pu faire mieux vraiment ce club continue a me décevoir  !

encore bravo a quevilly !

Tags associés : Quevilly, fantasme, petit, poucet

J'kaz !
0
Samedi 28 Avril 2012Poster un commentaire

Activités

1052763,1000
le 17 Mai 2012 à 01:51
jean tartre a écrit un nouvel article : Accueil.
le 15 Mai 2012 à 21:03
jean tartre a écrit un nouvel article : les déchets flottants.
le 15 Mai 2012 à 19:06
Jean tartre dit : je serais peu présent aujourd hui car il y a en France un évènement important et je tiens a le suivre de prêt !bonjour a tous mes amis !
le 15 Mai 2012 à 13:47
jean tartre a changé le design de son site Mon ciel
le 14 Mai 2012 à 22:52

Diaporama

 

L'heure des premiers choix

Laurent Blanc dévoile à 18 heures sa première pré-liste pour l'Euro 2012, celle des Bleus de l'étrangers. On en parle dans le JTWeb.

Tags associés : euro, foot, heure, choix

J'kaz !
0
Mercredi 09 Mai 2012Poster un commentaire

 

35e Journée
03/05  Dijon FCO 0 - 2 AJ Auxerre
02/05  Paris Saint-Germain 2 - 0 AS Saint-Etienne
OGC Nice 0 - 1 Lille
Olympique de Marseille 1 - 0 AS Nancy Lorraine
AC Ajaccio 2 - 1 FC Sochaux
Olympique Lyonnais 4 - 1 Valenciennes FC
SM Caen 1 - 0 FC Lorient
Stade Brestois 0 - 0 Toulouse FC
Girondins de Bordeaux 2 - 0 Stade Rennais
01/05  Montpellier Hérault 2 - 2 Evian TG

Tags associés : Resultat, football, ligue-1-35, nee

J'kaz !
0
Mardi 08 Mai 2012Poster un commentaire

 

Auxerre n'était pas guéri

A peine sorti de la zone rouge, Auxerre l’a réintégrée, lundi après avoir perdu face à Bordeaux (2-4). La faute à une entame cauchemardesque. En neuf minutes, les hommes de Jean-Guy Wallemme étaient menés 3-0. La Ligue 2 leur tend de nouveau les bras.

7

Auxerre n'était pas guéri - Football - Ligue 1DPPI

Jean-Guy Wallemme avait appelé au calme après les deux dernières victoires de l'AJA. L'entraîneur bourguignon n'avait pas tort. Même sorti de la zone rouge au bénéfice d'une victoire à Dijon (0-2), Auxerre était bien loin de la rémission. Battu lourdement à domicile par Bordeaux (2-4), Auxerre a subi une sévère rechute et se retrouve lanterne rouge à 180 minutes du baisser de rideau de l'exercice 2011/2012.

Lundi, Auxerre s'est tiré une balle dans le pied. D'entrée. "Cette entame, déjà, c'est presque surréaliste. Les joueurs étaient pourtant prévenus", a déploré Jean-Guy Wallemme à l'issue de la rencontre. Et pour cause, il n'a fallu que 13 petites secondes pour voir Bordeaux prendre un avantage définitif. Un ballon bêtement perdu par Mandjeck à 35 mètres de son but a permis à Gouffran de marquer le but le plus rapide de la saison en Ligue 1. Une ouverture du score express qui a eu le don d'assommer littéralement les locaux. Marquage inexistant, pertes de balle récurrentes, manque d'engagement, les Auxerrois ont été étouffés par des Bordelais ultra-réalistes et qui ont plié la rencontre en neuf minutes en marquant deux autres buts, par Gouffran puis Sané.

Auxerre était parti avec l'idée de presser haut dès l'entame. L'AJA n'a pas eu le temps de mettre ses plans à exécution. Cédric Hengbart n'en revient toujours pas. "On est complètement passé à travers. Prendre le premier but au bout d'une dizaine de secondes, le deuxième au bout de cinq minutes et le troisième avant les dix minutes, cela a de quoi mettre les idées à l'envers. Après une première erreur tactique sur le premier but, on a continué dans la même voie. Ensuite, il aurait fallu un miracle pour revenir. On a bien essayé, mais on n'en a pas été capable, même si on a beaucoup tenté. On avait eu l'efficacité maximum contre Brest, mais pas là". Maintenant, il faut repartir. De tout en bas. "Il y en a trois (clubs) qui nous repassent devant. On avait su gommer notre retard sur eux. On n'a pas lâché. Il va falloir recommencer. Déjà, il faudra aller chercher un résultat à l'OM, pour y croire jusqu'au bout." Puis affronter Montpellier lors de la dernière journée. Que le chemin est long.

Tags associés : Foot, auxerre, etais, gueri

J'kaz !
0
Mardi 08 Mai 2012Poster un commentaire
Statistiques
  • 1 connecté(s)
    16 commentaire(s)
    Total de 41 232 visiteur(s)
    Site créé le 28/12/2009
    Mise à jour le 09/05/2012
Tv streaming
  • Streaming TV
Mon profil
Mes ami(e)s
Me suivre sur
Newsletter
Moteur de recherche